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Cambodge


LÈPRE
Cambodge
IEC
Centre de Kien Khleang
Brésil

Aide aux femmes et enfants en prison

L'accord de Coopération bilatérale en vigueur depuis 1994 et signé entre l'Ordre de Malte et le Royaume du Cambodge, confère au CIOMAL le rôle de partenaire essentiel du Ministère de la Santé en ce qui concerne la lèpre.
Le CIOMAL est en charge de la coordination en matière de lèpre au Cambodge selon les règles de l'ILEP

Information, Education et Campagnes de communication (IEC)

Activités en amont du dépistage
Le rapport de l'enquête réalisée et financée par le CIOMAL en 2004  quant à la connaissance, les attitudes et les pratiques face à la lèpre au Cambodge révèle de nombreux obstacles et tabous :

• beaucoup de personnes pensent encore que la lèpre est une maladie héréditaire et incurable
• les discriminations et stigmatisations sont encore trop fréquentes
• méconnaissance des services de lutte contre la lèpre

Pour venir à bout des ces problèmes, la stratégie suivante est mise en œuvre :

• diffusion d’un message expliquant clairement  qu'il est possible de soigner la lèpre et que le traitement doit être entrepris au plus vite afin d’éviter tout handicap
• une campagne visuelle (télévision et posters) montrant les marques de la lèpre sur la peau pour faciliter une détection précoce
• des campagnes d’information régulières dans les fabriques de vêtements, permettant d’attirer l’attention des ouvrières sur tout symptôme inquiétant.

 


Dépistage par les Superviseurs lèpre des districts opérationnels de santé

Le Cambodge compte environ 1’000 postes de santé dans 80 districts opérationnels. Responsables de ces postes, les Superviseurs des districts opérationnels du Ministère de la santé, sont donc essentiels pour détecter le plus tôt possible les nouveaux cas de lèpre. Afin de leur permettre de se rendre dans des postes de santé souvent difficiles d'accès et de couvrir leurs frais de déplacement, le CIOMAL les accompagne régulièrement et leur accorde une prime, complément indispensable à leur salaire officiel, qui est insuffisant pour en vivre.


Auto-traitement

Les personnes déjà atteintes par la lèpre, qui souffrent d’ulcères plantaires doivent tous les jours traiter leurs pieds. Ils doivent laisser tremper pieds et chevilles dans l’eau puis frotter énergiquement les zones atteintes avec du savon. Enfin ils massent la plante de leurs pieds avec un produit gras pour nourrir et assouplir leur peau. Pour des personnes vivant des conditions très précaires (peu d’hygiène, pas d’accès facile à de l’eau propre) ce n’est pas toujours aisé à réaliser. Le CIOMAL organise régulièrement des séances d’auto-traitement en groupe, animées par un collaborateur de l’endroit.

 

 


Le centre de Kien Khleang

   

Le centre compte 38 lits.
La moyenne annuelle est de plus de 1000 consultations, y compris les rendez-vous de suivi.
Le Centre réalise un total de 323 séjours d'hospitalisation d'une durée moyenne de 56 jours

Chirurgie
Chaque année des chirurgiens spécialisés en chirurgie reconstructive viennent opérer gratuitement à Kien Khleang.
Ces mêmes médecins forment des confrères cambodgiens lorsqu’ils sont sur place.
Suite aux contacts initiés par le CIOMAL, une demande a été faite à l'Ecole de médecine, d'envoyer des étudiants en médecine par groupe de sept, suivre une formation dans le centre de Kien Khleang (KK).
Le Centre de KK offre également une formation spécialisée à trois groupes d'étudiants en physiothérapie.

 


Physiothérapie

Le handicap de chaque patient étant différent, ainsi que ses besoins, le personnel de KK veille à donner des soins individualisés à chaque personne. Des objectifs spécifiques sont définis pour chacun, avec beaucoup de créativité de la part de l’équipe soignante.
D’anciens patients devenus employés du CIOMAL à Kien Khleang font un travail remarquable dans ce sens, et aussi pour accompagner les personnes guéries dans leurs premières sorties du centre. Ce n’est pas toujours facile de les aider à reprendre confiance en eux, face aux regards des autres.

 


Réhabilitation socio-économique
Une fois qu’un patient est guéri de la lèpre, et qu’il a subi les interventions chirurgicales indispensables pour sa santé et son bien-être, le personnel du CIOMAL explore avec lui les moyens à mettre en œuvre pour qu’il puisse reprendre une vie autonome.
Certaines personnes ont besoin d’une formation professionnelle, ou de compléter leur scolarité dans ce cas ils sont pris en charge, soit par le centre de formation socioprofessionnelle de Bantey Preab, réservé exclusivement aux personnes handicapées, et où les enseignants sont également handicapés, soit à l’école de Lavalar.

 


Ensuite un important travail psychologique est entrepris par le CIOMAL pour s’assurer que la famille et le voisinage de l’ancien patient sont prêts à l’accepter à nouveau dans son milieu.
Enfin le CIOMAL met à disposition de l’ancien patient un microcrédit pour créer sa propre entreprise : élevage de cochons, jardins maraîchers,  boutique ou petit restaurant, recyclage de déchets.
Les microcrédits sont généralement de l’ordre de 150 à 300 USD, et jusqu’ici tous ont été remboursés dans les deux années suivant la réalisation du projet.
Ces personnes peuvent à nouveau vivre de manière indépendante, s’épanouir, créer une famille. C’est donc un aspect très important du programme du CIOMAL.